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Un virus historique — 13 commentaires

  1. C’est en 2020 après la première vague de la Covid-19
    A Rians (Var) les Jeunes Sapeurs Pompiers ont hâte de se préparer à lutte contre les incendies de forêts.

  2. Et en 1918 après la grippe « espagnole »,
    Petit à petit la vie s’organise, le port du masque devient obligatoire.
    Voici ce que cela pouvait donner pendant une séance de cinéma à l’hôpital militaire américain à Royat dans le Puy de Dôme.
    Séance de cinéma pendant la grippe espagnole

  3. La grande peste de Marseille
    Si, dans son histoire, Marseille a été touchée plusieurs fois par la peste, l’épidémie de 1720 (sous lerègne du roi Louis XV) est celle qui aura laissé le plus de traces. 40 000 marseillais meurent de la maladie, soit la moitié de la population de l’époque.
    La responsabilité de l’épidémie a été octroyée à l’époque au « Grand-Saint-Antoine », un navire en provenance de Syrie.
    Voici une attestation de déplacement délivrée à cette époque où l’amende n’était pas réglée en euros mais par la peine de mort il s’agissait d’aller de Remoulins à Blayac à 150 km (environ 2 à 3 journées de cheval).
    PS Merci à Bruno Barth pour nous avoir communiqué ce document.
    Attestation de déplacement en 1720

    • Et 300 ans après
      Les choses changent mais pas trop, voilà ce que cela donne maintenant dans un lieu voisin de Remoulins 5gard) et si pas d’attestation c’est :135 € d’amende. Comme l’on n’arrête pas le progrès l’attestation est générée par une application sur son Smartphone et elle a son propre QR Code.
      Attestation de déplacement en 2020

      • Lettre de Mme de Sévigné à sa fille, le jeudi 30 Avril 1687,
        « Surtout, ma chère enfant, ne venez point à Paris !
        Plus personne ne sort de peur de voir ce fléau s’abattre sur nous, il se propage comme un feu de bois sec. Le roi (
        Louis XIV) et Mazarin nous confinent tous dans nos appartements. Monsieur Vatel, qui reçoit ses charges de marée, pourvoie à nos repas qu’il nous fait livrer,
        Cela m’attriste, je me réjouissais d’aller assister aux prochaines représentations d’une comédie de Monsieur Corneille « Le Menteur », dont on dit le plus grand bien.
        Nous nous ennuyons un peu et je ne peux plus vous narrer les dernières intrigues à la Cour, ni les dernières tenues à la mode.
        Heureusement, je vois discrètement ma chère amie, Marie-Madeleine de La Fayette, nous nous régalons avec les Fables de Monsieur de La Fontaine, dont celle, très à propos, « Les animaux malades de la peste » ! « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » ».
        Je vous envoie deux drôles de masques ; c’est la grand’mode. tout le monde en porte à Versailles. C’est un joli air de propreté, qui empêche de se contaminer,
        Je vous embrasse, ma bonne, ainsi que Pauline. »
        Fausse lettre de Mme de Sévigné

        • En ces temps de confinement méfiez-vous des virus!
          Mon cher Pierre,
          Par ces temps de confinement, telle un virus, cette lettre se propage et pourtant c’est un beau « fake » vues ses grossières erreurs chronologiques:
          – le 30 avril 1967 était un mercredi,
          – aucune épidémie de peste n’est signalée à Paris en 1687,
          – le cardinal Mazarin est mort en 1661,
          – le pâtissier traiteur François Vatel, s’est suicidé en 1671 parce que la pêche du jour était en retard pour la réception du roi offerte par le surintendant Fouquet,-
          – enfin, dans les éditions de la Pléiade des lettres de Mme de Sévigné ne figure pas cette forgerie,
          Et pourtant je vais la laisser, car c’est un faux trop bien tourné.
          Remarque : Ce n’est en tout cas pas la première fois que Madame de Sévigné est victime de ce genre de farce.
          « Déjà dans les années 1920-1930, des étudiants s’étaient amusés à imiter son style pour écrire des lettres coquines en son nom », raconte Laurence Arnaud du Château de Grignan.
          Des blagues qui perdurent dans le temps. « Encore aujourd’hui, des visiteurs me parlent des écrits olé olé de Madame de Sévigné… Alors qu’ils n’ont jamais existé ! »

  4. La grippe « espagnole »
    Après avoir survécu aux tranchées de la Première Guerre mondiale, les soldats canadiens – et l’ensemble de la population – furent accueillis par un mal d’un tout autre genre : la grippe espagnole, un mal sur lequel les armes ne sont d’aucune utilité.
    Histoire Canada a diffusé une excellent article sur la grippe espagnole dont voici le lien.
    Une grippe meurtrière

    • Pour en savoir plus sur la grande tueuse
      Partant du principe que l’on apprend du passé j’ai voulu m’informer sur la pandémie qui a frappé notre planète, il y a cent ans. Après avoir fait quelques recherches sur le net, j’ai enfin trouver un article qui la résumait bien.
      Durée : au moins 15 mois de mars 1918 à mai 1919 (certains pays seront encore touchés en 1920 ; le dernier cas est signalé en juillet 1921, en Nouvelle-Calédonie).
      Population touchée à la fin de la pandémie : j’ai lu 1 milliard.
      Nombre de victimes: environ 50 millions (soit 2,6 % de taux de mortalité sur une population de 1,9 milliards).
      Nombre de poussées épidémiques : de 1 à 2 voire 3.
      Poussées épidémiques

    • Tous masqués, au temps de la grippe espagnole
      La crise sanitaire due au Covid-19 est la plus importante qu’ait connue la France depuis un siècle. Dans un contexte très différent, et alors que s’achève la Première Guerre mondiale, la grippe dite espagnole s’abat sur le monde. Pendant l’hiver de 1918-1919, on comptera jusqu’à un milliard de malades, sur une population totale de 1,9 milliard d’humains sur la planète, et le nombre de décès liés à cette pandémie est évalué entre 50 à 100 millions. L’épidémie fit environ 408 000 morts en France, parmi lesquels Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand. Le site « Tous les jours curieux », dédié à la photographie, a retrouvé des clichés de cette époque.
      En voici un pris à Winnipeg avec des vendeurs de journauxVendeurs de journaux

    • Constantes dans le comportement humain
      Actuellement en Provence j’ai lu dans une presse locale a fait ressortir, en comparant rapidement les réactions humaines d’aujourd’hui avec la Covid-19 et la Grippe espagnole, des constantes dans le comportement humain, rapidement j’ai noté:
      – 25 % des personnels soignants contaminés,
      – systèmes de défense moyenâgeux (on ferme tout),
      – remèdes au doigt mouillé,
      – recherche de boucs émissaires(billets de banques infectés, femmes de ménages, …).
      Coupure de presse

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