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Commentaire

Un péage pour venir en ville? — 3 commentaires

  1. Beau travail
    Il est vraiment épatant ton blogue. J’adore l’histoire et j’ai vécu sur le plateau pendant de très nombreuses années. Je vais revenir, c’est certain. Et je vais essayer de le faire connaître.
    Bravo.

  2. Le mystère de cette image enfin résolu en 2013. Édouard-Zotique Massicotte, l’auteur de la notice «poste de l’ancienne barrière», a écrit cela dans les années 1910, environ cinquante ans après la disparition du péage à cet endroit. Il s’est trompé de bâtiment. («Porte» est une erreur de transcription d’un bibliothécaire.)
    La maison de pierre dans la photo est en fait une ancienne maison de ferme, appelée «Mile End Lodge» et construite par John Clark (comme la rue Clark), qui y a habité pendant le premier quart du 19 e siècle (1804: achat de la ferme; 1827: décès de John Clark). Comme d’autres maisons de campagne de l’époque, elle regarde vers le sud à travers les champs vers la ville et le fleuve, au lieu de faire face au chemin. La maison a été démolie fin 1914/début 1915. Aujourd’hui, les bars Champs et Blue Dog se trouvent à cet endroit. La photo, montrant la maison à l’abandon, doit être postérieure à 1910; en 1910 elle est encore occupée selon l’annuaire Lovell. On voit aussi le mur du bâtiment adjacent construit en 1905, et le trottoir à sa nouvelle position après l’élargissement de la rue.
    Quant au poste de péage, érigé en 1840 par la Commission des chemins à barrière de Montréal (Montreal Turnpike Trust), il se trouvait de l’autre côté du chemin, comme on peut voir sur des plans d’arpenteur des années 1850 aux archives de BAnQ. Il était beaucoup plus petit que la maison et probablement construit en bois. Dès le début des années 1860, il a été déplacé plus loin, entre les rues Maguire et Saint-Viateur d’aujourd’hui. La commission a été abolie en 1922, bien que le péage ait disparu auparavant. Voir Jean-Claude Robert, Réseau routier et développement urbain dans l’île de Montréal au XIXe siècle, 1998.

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